Avis du Codeem sur les modalités d'information directe

18.04.18

A ce jour, les entreprises du médicament n’ont pas le droit de communiquer sur leurs produits, ni de s’adresser directement aux patients, donc aux utilisateurs finaux de leurs produits, en dehors de procédures et d’outils validés par les autorités de tutelle.


Cette situation a été souhaitée historiquement pour éviter tout démarchage publicitaire direct du producteur au consommateur dans la mesure où le médicament n’est pas un produit comme les autres.
Mais en cas de crise sanitaire, cette approche, qui se voulait protectrice, n’est pas adaptée pour pouvoir informer directement le grand public, alors que l’urgence et/ou la gravité de la situation l’imposerait pour garantir le bon usage d’un médicament.


Les situations de crise ou d’urgence, qui nécessiteraient de pouvoir communiquer rapidement, sont du ressort des autorités sanitaires, ce qui implique un processus souvent trop long, par rapport à l’objectif qui est d’informer sans délai les usagers.
De ce fait, les patients, à juste raison, se sentent mal informés lorsqu’ils reçoivent avec retard une alerte ou des conseils concernant le produit qu’ils prennent. Il convient donc de repenser le cadre de l’information (hors publicité bien entendu) aux patients pour répondre à ces situations. Le Codeem s’est donc saisi du sujet et a formulé un avis.