Environnement économique et comptes sociaux

03.07.18

 Contexte économique 2017-2018

En 2017, l’économie mondiale a progressé de 3,7 %, ce qui constitue la huitième année consécutive de hausse supérieure à 3 %.

Aux Etats-Unis, l’activité a fortement accéléré avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,3 %. Soutenue par le dynamisme des salaires et un fort ralentissement des prélèvements obligatoires dû à la réforme fiscale, l’activité américaine devrait rester soutenue en 2018.
Le Japon continue sur sa lancée en enregistrant une croissance de 1,6 %, dopée par la consommation des ménages et l’amélioration du marché du travail. Toutefois, le vieillissement de la population restera sur le long terme un frein à la croissance.

Dans la zone euro, la croissance du PIB a atteint 2,3 % en 2017, un niveau élevé qui s’explique par la consommation des ménages, l’investissement des entreprises et le niveau des exportations.
En Chine, la forte croissance enregistrée depuis ieurs années (6,9 % en 2017) ne doit pas masquer les défis auxquels le pays devra faire face : progression rapide de l’endettement des entreprises, bulle sur les marchés immobiliers et financiers et vieillissement de la population.

En France, la croissance du PIB a été solide et régulière, à 2,0 %, soit la élevée depuis 2011.
La diminution du chômage, l’évolution modérée des prix et la hausse des investissements des entreprises ont contribué à ce bon résultat, dans un contexte mondial favorable. Le climat des affaires a atteint en décembre 2017 son niveau le haut depuis dix ans, signe de la confiance retrouvée des chefs d’entreprises dans l’économie française.
En 2018, cette tendance devrait se confirmer.

Recettes des comptes sociaux

Le solde du régime général de la sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’établit à – 5,1 milliards d’euros en 2017, en amélioration de 2,7 milliards par rapport à 2016 (– 7,8 milliards d’euros). Il s’agit du faible déficit enregistré au cours des quinze dernières années.
Ce résultat est en légère amélioration par rapport à l’objectif rectifié dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 (– 5,2 milliards d’euros).

Le déficit du régime général s’élève à 2,2 milliards d’euros en 2017, la branche maladie étant déficitaire de 4,9 milliards d’euros.
Ces bonnes performances s’expliquent par le respect de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie, avec une croissance de 2,2 %, et par une augmentation de la masse salariale supérieure aux prévisions, permettant de générer un surcroît de recettes de 1,2 milliard d’euros.

 

Au sein de l'Union européenne, le poids des dépenses de protection sociale dans le PIB s’établit à 28,6 % en 2015.
Cette moyenne masque de fortes disparités d’un Etat membre à l’autre.
La France présente le taux le élevé en Europe (33,9 %), devant le Danemark (32,3 %), tandis que la Roumanie ne consacre que 14,6 % de son PIB aux dépenses de protection sociale.

Ces écarts reflètent des différences de niveaux de vie, mais illustrent également la diversité des systèmes nationaux de protection sociale.

 

L’essentiel

2,0 %

Croissance du PIB de la France en 2017.

9,1 %

Taux de chômage en France en 2017.

4,9 milliards d’euros   

Déficit de la branche maladie
du régime général en 2016.

33,9 %

Poids des dépenses de protection
sociale dans le PIB de la France
en 2015.

 

 

 

En savoir :

PUBLICATIONS

Perspectives de l’économie mondiale 2018-2022. Coe-Rexecode, mars 2018.
Note de conjoncture. Insee, mars 2018.