Communiqués de presse
 - 

Le Leem, l’UDA et le SPEPS signent une charte commune de l’information sur le médicament et la publicité rédactionnelle

01.09.15
Les Entreprises du Médicament (Leem), l'Union des annonceurs (UDA) et le Syndicat de la presse et de l'édition des professions de santé (SPEPS) ont signé, le 17 juillet 2015, une charte tripartite de « l’information sur le médicament et la publicité rédactionnelle », qui entrera en vigueur le 1er septembre 2015. Ce texte définit précisément les obligations respectives des éditeurs et des entreprises du médicament en matière d’information rédactionnelle.

La charte, créée à l’origine en 1967 par l’UDA et le SPEPS, a fait l’objet d’actualisations régulières, dont la dernière remonte à 2011. A l’occasion d’une nouvelle actualisation, le Leem a souhaité pleinement s’associer à cette démarche en devenant signataire. Cette coopération est l’aboutissement d’une collaboration que le Leem avait préalablement initiée avec le Speps en 2007 à travers la signature des « Engagements de bonnes pratiques dans les relations entre les Entreprises du Médicament et la presse ».

Le nouveau document cadre traite du sujet essentiel de la déontologie de l’information médicale dans la presse professionnelle spécialisée. Il renouvelle un dispositif déjà éprouvé et reconnu par la Haute Autorité de Santé (1) : un mécanisme de surveillance composé d’une Commission de suivi paritaire (qui sera dorénavant composée de 8 membres du SPEPS, 4 membres de l’UDA et 4 membres du Leem dont 1 représentant du Codeem, le Comité de déontologie des entreprises du médicament) et d’un Comité des sages (5 personnalités indépendantes déclarant leurs liens d’intérêt avec les éditeurs de presse ou les entreprises de santé).

Le nouvel accord tripartite prévoit un dispositif à deux niveaux : en cas de non-respect des dispositions de la charte, il prévoit la transmission par le Comité des sages d’une notification pédagogique à l’entreprise du médicament et à l’éditeur de presse concernés. Par ailleurs, en cas de manquement grave, le Comité des sages peut transmettre un signalement, pour une action disciplinaire éventuelle, au Comité d’Éthique du SPEPS (pour les éditeurs de presse) ou à la Section des litiges et des sanctions du Codeem (pour les entreprises du médicament).

En pratique, le Comité des sages a connaissance de l’ensemble des publications spécialisées des adhérents du SPEPS ; il les analyse en continu à raison de 6 à 7 publications par sage et par mois, et il communique ses observations à la Commission de suivi qui se réunit 3 fois par an.

« Comme en témoigne la baisse très significative des signalements, le dispositif mis en place il y a presque 5 ans a montré son efficacité grâce à son aspect pédagogique, important que celui des sanctions éventuelles », déclare le Dr François Mignon, Président du Comité des sages.

Pour le Dr Patrick Errard, Président du Leem, « la signature de cette charte démontre la volonté des entreprises de santé à encourager l’indépendance éditoriale de la presse et promouvoir une approche transparente et loyale des relations entre les industriels et la presse, pour exprimer fidèlement la réalité de nos activités, contribuer au bon usage de nos médicaments et participer de manière engagée aux débats avec la société ».

Pour le Dr Alain Trébucq, Président du SPEPS, « cette charte désormais tripartite témoigne de l’engagement des éditeurs à informer et former les professionnels de santé en toute indépendance et dans une stricte transparence des liens d’intérêts susceptibles d’exister entre leurs auteurs et les annonceurs ».

Pour Pierre-Jean Bozo, Directeur général de l’UDA, « cette nouvelle ratification s'effectue dans la continuité des services, en particulier dans les conseils de Bonnes pratiques, que souhaite apporter l'Union Des Annonceurs dans un environnement en pleine mutation, quels que soient les secteurs d’activité ».

À propos du Leem
Organisation professionnelle fédérant les entreprises du médicament, le Leem s’inscrit au cœur des grands enjeux de santé. Dans un contexte sans précédent de mutation scientifique et industrielle, il se mobilise, avec ses 270 adhérents et leurs 99 000 collaborateurs, pour promouvoir l’innovation et le progrès au service des patients, et pour renforcer l’excellence française en termes de recherche et de production. Promoteur de comportements responsables au sein du système de santé, le Leem contribue, par une démarche de qualité, de sécurité et de transparence, à renforcer la confiance dans le médicament.

À propos de l’Union Des Annonceurs 

L'UDA est, en France, l'organisation représentative des annonceurs, c'est-à-dire des entreprises qui recourent aux différentes techniques de communication pour promouvoir leurs produits, leurs services, leur notoriété ou leur image. Elle compte de 5 500 membres, au sein de ses trois cents entreprises adhérentes, de toutes tailles, tous statuts et tous secteurs. L’UDA a pour missions : de faire valoir les intérêts et les positions des annonceurs auprès de leurs interlocuteurs professionnels et de leur environnement économique, social et politique, français et européen ; de permettre à ses adhérents d’optimiser, en efficacité et en coût, leurs investissements en communication ; de promouvoir une communication responsable en élaborant et en mettant en œuvre des pratiques loyales et éthiques.

À propos du Syndicat de la presse et de l'édition des professions de santé (SPEPS)

Membre de la Fédération Nationale de la Presse d’Information Spécialisée (FNPS), le SPEPS regroupe via sa cinquantaine d’adhérents la quasi-totalité des publications professionnelles (presse d’information, presse de formation et presse académique)  s’adressant aux acteurs de santé, de l’aide-soignant aux médecins en passant par les pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, cadres de santé, vétérinaires, décideurs institutionnels, etc. La presse professionnelle, premier moyen d’information et de formation  des acteurs de santé, est résolument engagée dans une démarche de qualité et de transparence permettant d’assurer une stricte indépendance des moyens qu’elle met en œuvre.

(1) Rapport HAS : « Bonnes pratiques et Critères de qualité des revues et journaux de la presse médicale française » publié en mai 2013.