Innovation & Santé

Enquête études cliniques 2008

24.11.08
Etat des lieux et recommandations pour que la France reste un grand pays de l’expérimentation clinique. Le rapport complet de l'enquête est disponible au bas de cette page.

Le Leem, depuis 2002, réalise tous les deux ans une enquête sur l’état des lieux de la recherche clinique à promotion industrielle en France.

L’édition 2008 de cette enquête a été menée auprès de 19 laboratoires internationaux, représentant 62% des parts du marché français du médicament. Elle a permis de mettre en évidence les points suivants :

  • le maintien de la position française dans la recherche clinique internationale avec cependant un recul relatif de sa position au niveau européen,
  • une amélioration globale de la perception de la recherche clinique française par les maisons mères des laboratoires internationaux,
  • la confirmation de l’expertise française dans le domaine de l’oncologie/hématologie et pour les phases précoces de preuve du concept (IIA).

Cette enquête intervient près d’un an et demi après la mise en place du CeNGEPS, dont il est encore difficile de mesurer la pleine efficacité des actions. Globalement, la France a progressé sur tous les critères relatifs à la réalisation des essais cliniques - nombre moyen de patients recrutés par étude ou par centre, vitesse de recrutement - mais cette progression est inférieure à celle de ses voisins européens.

La France représente toujours, quand elle est sollicitée, 8% des patients recrutés (chiffre semblable à celui de 2006), derrière les Etats-Unis et les Pays de l’Est. Au niveau européen, cependant, la position française, comme celle de l’Allemagne, s’effrite au profit des Pays de l’Est et du Royaume-Uni, le nombre de patients recrutés passant de 14% en 2006 à 12% en 2008.

Evolution des études cliniques en France 2006-2008

 

Pour enrayer cette tendance, les Entreprises du Médicament font 5 propositions :

 

  1. soutenir une politique règlementaire volontaire, au niveau de l'Afssaps pour les essais précoces notamment et au niveau des Comités de Protection des Personnes dont l'harmonisation est indispensable,
  2. organiser la recherche clinique, de manière efficace en s’appuyant sur le CeNGEPS et la réforme des hôpitaux
  3. professionnaliser encore la recherche clinique (nouvelles filières de métiers à l’hôpital, équipes hospitalières dédiées...)
  4. poursuivre la construction d'un environnement médical et scientifique favorable,
  5. améliorer l'image de la recherche clinique auprès du grand public

Selon Robert Dahan, président de la Commission des Affaires scientifiques, pharmaceutiques et médicales des Entreprises du Médicament, « l’ensemble de la chaîne- l’Afssaps, les CPP, l’hôpitals’est amélioré. Ce maintien et la cohésion de tous les acteurs est absolument capital à la progression de la compétitivité française dans le champ du progrès thérapeutique. L’action du CeNGEPS devrait encore renforcer cette cohésion. Améliorer l’attractivité de la France dans la recherche clinique doit devenir un objectif fort d’un plan d’action global en faveur des sciences du vivant ».